RAHA est un espace d’écoute pour la santé mentale, ouvert à tous, accessible à toute heure et depuis n’importe quel appareil, sans rendez-vous et sans liste d’attente. Il dialogue en français, en anglais, en arabe et en darija — la langue dans laquelle, au Maroc, on dit vraiment qu’on ne va pas bien.
Deux choix le séparent d’un assistant de bien-être. Le premier est le repérage : dès les tout premiers échanges, et non après une longue conversation, RAHA peut proposer des échelles reconnues — le PHQ-9 pour la dépression, le GAD-7 pour l’anxiété. Le score n’est jamais rendu à l’utilisateur comme un verdict : l’interprétation est réservée au professionnel de santé qui prend le relais, parce qu’on ne s’auto-diagnostique pas. Le second est la sécurité : la détection de crise ne passe par aucun modèle de langage. C’est un lexique de règles déterministes, élaboré par un psychiatre et vérifié sur plus de 400 situations, écrit dans chaque langue servie et lu avant tout appel au modèle. Quand il se déclenche, les ressources d’urgence marocaines s’affichent — jamais une ligne étrangère par défaut — et un soignant du réseau est saisi.
L’application propose également des repères de psychoéducation — ce qu’est l’anxiété, ce qu’est la dépression, à partir de quand cela devient un trouble — rédigés par un psychiatre dans un registre qui normalise avant d’alerter. Chacun retrouve l’historique de ses conversations dans son onglet Profil.
RAHA ne pose aucun diagnostic, ne prescrit rien, et ne remplace pas un suivi psychiatrique. C’est un premier appui, et le produit le dit lui-même à ceux qui l’utilisent.